La seule différence entre les joutes «Méthode lyonnaise» et «Méthode givordine», réside dans le bord de croisement des bateaux,
en effet, en méthode lyonnaise, les bateaux se croisent à gauche,
en givordine à droite.
Chaque jouteur est installé sur le « tabagnon », (la plateforme située à l'arrière des bateaux), il se tient dans une position de grand écart, le pied droit calé au « taquet », (une cale sensée le retenir). La jambe gauche, vers l'avant.
La lance tenue des deux mains, la main droite prenant appui sur le « bourron », (bourrelet de tissus ou de cuir fixé à la cuisse par une ceinture). Le jouteur porte sur son bras droit, suspendu à l'épaule gauche par une lanière de cuir, un « plastron », (bouclier de bois, de 40 cm de côté, couvrant la poitrine), au centre duquel, l'adversaire devra planter sa lance.
Le « jeu » consiste à faire tomber à l'eau son adversaire sans commettre de fautes. La plus courante est le « briquet », c'est à dire que le jouteur dans la poussée, prend appui sur le tabagnon avec ses mains, ou touche celui-ci avec ses genoux ou ses mollets.
Le jouteur perdant est déclaré « mouillé ».
Pour vivre une joute en direct vous pouvez lire un extrait de l'ouvrage "Les vieilleries lyonnaises" par Nizier du Puitspelu paru en 1891 aux Editions Bernoux et Cumin à Lyon.