Monseigneur Pierre Gardette (1906 - 1973)

 Pierre Gardette est né en 1906 à Tarare (Rhône) où il repose depuis sa mort subite survenue en 1973 à Lyon. Il effectua ses études supérieures (licence de lettres classiques) aux Facultés catholiques de Lyon et suivit ensuite des cours à l’École Pratique des Hautes Études (Paris). Ordonné prêtre, il se destina à l’enseignement. Dès 1931, il fut chargé de cours de philologie romane aux Facultés catholiques. Il commença alors des recherches en vue d’une thèse de doctorat-ès-lettres sur les patois foréziens, thèse qu’il soutint en 1941 à Grenoble sous la direction du rofesseur Antonin Duraffour.

cette époque, la thèse de doctorat d’État nécessitait la préparation de deux études : l’étude principale fut consacrée  la phonétique (elle fut publiée en 1941, sous le titre « Géographie phonétique du Forez »), l’étude complémentaire fut consacrée à la morphologie (elle fut publiée la même année sous le titre « Études de géographie morphologique sur les   patois du Forez »).

Pour disposer des matériaux nécessaires à ces études, il avait auparavant effectué des enquêtes approfondies auprès de patoisants dans de nombreux villages ligériens. C’est probablement au cours de ses premières enquêtes qu’il découvrit la richesse et l’intérêt sur le plan scientifique des patois qu’il ne cessera d’étudier tout au long de sa vie. Au cours de ces enquêtes, il fit la connaissance d’un paysan poète,  Claudius Javelle d’Apinac dont il publia les poèmes en 1938 sous le titre « Lous poèmes daoü païsan »..

Il devient professeur titulaire de philologie  romane à l'Université Catholique de Lyon en 1941. En 1942, avec le soutien du mécène forézien Georges Guichard, il fonde l'Institut de linguistique  romane qui, depuis sa mort, porte son nom, Institut Pierre Gardette et continue encore aujourd’hui les recherches sur les langues régionales, le  français régional et la toponymie.

En 1945, il est nommé recteur de l’Université Catholique, responsabilité qu'il exerce jusqu'en 1964 et qui  s’accompagne des titres de protonotaire apostolique et de « Monseigneur ».Pierre gardette   

 En1962, il entre au CNRS comme maître de recherche et sera promu directeur de recherche dès 1966. Il est nommé secrétaire de la commission des atlas linguistiques de la France et, à ce titre, il coordonne les chercheurs préparant les différents atlas linguistiques régionaux. Ce choix s’explique par le fait que Pierre Gardette a été le premier à préparer et à publier un tel atlas.

À partir de 1942, il rédigea en effet un questionnaire permettant de relever l’essentiel du vocabulaire et forma une équipe d’enquêteurs qui allaient le seconder (Paulette Durdilly, Simone Escoffier, Henri Girodet, Marguerite Gonon, Anne-MarieVurpas). Les enquêtes se déroulèrent dans une soixantaine de villages de la Loire et du Rhône, ainsi que dans quelques villages voisins des départements contigus. Sous le titre Atlas linguistique et ethnographique du Lyonnais, les résultats cartographiés furent publiés en trois grands volumes (1950, 1952, 1956) qui furent suivis de deux volumes de commentaires (1968,1976).

Cet atlas servit de modèle aux atlas des autres régions de France et même aux atlas de certains pays étrangers de langue romane. En reconnaissance pour son œuvre scientifique et son activité d’animation au niveau national, en 1973 (peu de temps avant son décès brutal) le CNRS lui a attribué sa médaille d’argent.

 Pierre Gardette ne s’intéresse pas seulement à l’oralité. Il considère que les textes anciens sont tout à fait utiles pour comprendre l’évolution du latin en terre francoprovençale. Avec Antonin Duraffour et Paulette Durdilly, il publie en 1965 les importants écrits en francoprovençal de la moniale mystique Marguerite d’Oingt (fin XIIIe-début XIVe siècle), puis la publication des textes médiévaux foréziens de Marguerite Gonon (1974) et celle des textes lyonnais de Paulette Durdilly (1975) dans la collection Documents linguistiques de la France.

Il est aussi l’auteur d’une centaine d’articles importants où, à la lumière de la géolinguistique, il explique l’origine, l’histoire, les caractéristiques et l’intérêt des dialectes galloromans et, en particulier, des parlers francoprovençaux.

Il a, par exemple, magistralement démontré que ces derniers sont nés du latin qui a rayonné à partir de Lugdunum, la capitale des Gaules, le long des routes qui reliaient Lugdunum à Augusta (aujourd’hui Aoste, village nord-dauphinois), puis à Augusta Praetoria (Aoste en Vallée d’Aoste). L’une de ces routes suivait le cours du Rhône et franchissait les Alpes au col du Grand Saint-Bernard, l’autre suivait le cours de l’Isère et franchissait les Alpes au Petit Saint-Bernard.

La plupart de ses articles ont été regroupés dans l’ouvrage posthume intitulé Études de géographie linguistique publié en 1983 par la Société de linguistique romane, dont il fut le secrétaire - administrateur de 1951 à 1973 (année de sa mort). À ce titre, et avec l’aide de sa dévouée collaboratrice Laure Malapert, il publia pendant toute cette période les deux tomes annuels de la Revue de linguistique romane.

 Perre Gardette faisait partie de plusieurs sociétés savantes. Il était membre titulaire de l’Académie des sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon depuis 1955 (il intitula son discours de réception « Une grande    méconnue : la langue lyonnaise » et fit connaître aux autres               

Académiciens l’intérêt scientifique et patrimonial de la langue francoprovençale autrefois parlée à Lyon). Il était depuis 1936 membre de la Diana, société historique et archéologique du Forez dont le siège est à  Montbrison. Il était membre correspondant d’académies ou organismes scientifiques situés à Paris, Barcelone, Göteborg. Il était Docteur honoris causa de l’Université Laval au Québec.

 Jean-Baptiste Martin

Malgré une disparition prématurée, Pierre Gardette a laissé une œuvre considérable et novatrice. Ce scientifique internationalement reconnu était aussi un remarquable animateur et organisateur. Pédagogue aux idées claires et lumineuses, il a fortement marqué les générations d’étudiants qui ont eu la chance de suivre ses cours.  

Pour obtenir plus de renseignements sur l’Institut Pierre Gardette (UCLy), on peut consulter le site suivant ou s’adresser à lui : https://www.ucly.fr/recherche/institut-chaire-projets-recherche/institutpierre-gardette/

UCLy - 23, pl. Carnot, 69288 Lyon Cedex 2

Tel. 04 72 32 50 54

MOLARD Étienne

MOLARD Étienne

Naissance: 29 mars 1761 à Lyon (Rhône) - Décès: 6 mars 1825 à Lyon (Rhône)
 

Société(s) : Société littéraire, historique et archéologique de Lyon : membre fondateur (1807-1825), 1807-1825

Biographie : Professeur de grammaire et latin et directeur d'école. 
Maître de pension dans le cloître des Jacobins (1804), professeur de belles lettres (grammaire française et langue latine), directeur de l’école secondaire du Midi (an XIII). 

Sources biographiques :  "E. Molard, sa vie et son oeuvre", par Claude Breghot du Lut, dans Arch. hist. et stat. t. 1, p. 330 et t. 5, 1827, p. 241 à 246 - Nouvelle biographie générale [...], publiée [...] sous la dir. de Dr. Hoefer, 1852-1866

Bibliographie : 

-  Dictionnaire grammatical du mauvais langage ou Recueil des expressions et des phrases vicieuses usitées en France, et notamment à Lyon, 1803 (réédition de Lyonnoisismes, ou Recueil d’expressions vicieuses usitées à Lyon, employées même quelquefois par nos meilleurs écrivains, auxquelles on a joint celles que la raison a consacrées, Lyon, Chez l’auteur, 1792)


- Discours prononcé à l’ouverture de l’École secondaire du Midi, sur les devoirs des instituteurs, Lyon, Ballanche père et fils, an XIII


- Épître en vers à ma fille, à l’époque de son mariage, lue à l’Académie de Lyon, en 1808


- Le mauvais langage corrigé ou Recueil par ordre alphabétique, d'expressions et de phrases vicieuses usitées en France, et notamment à Lyon, 1810

Etienne molard livre

 

Rédacteur(s) de la notice : Martine François
Fiche créée le 19/03/2009 - Dernière mise à jour le 03/09/2013
© copyright CTHS-La France savante.

Eugène VIAL

Eugène Vial naît à Saint-Etienne en 1863, mais sa famille est lyonnaise depuis le XVIIe siècle. Son père était Conseiller à la cour d'appel de Lyon et la famille de sa mère figure parmi les plus riches familles lyonnaises du XIXe siècle. Il sera lui-même inscrit au barreau de Lyon de 1884 à 1897, mais le métier d'avocat ne le passionne guère et étant à l'abri des contraintes matérielles, il se consacre dès 1897 à l'étude. Il figure parmi les érudits lyonnais de la première moitié du XXe siècle alliant avec aisance science et humour.

Il se passionne pour les affiches de Chéret et donnera sa collection à la bibliothèque municipale de Lyon. Manifestant un grand intérêt pour les ombres chinoises, il écrit pour ce théâtre des revues, des comédies, des livrets d'opéra et des oratorios de 1901 à 1908. Il s'intéresse aussi à la réécriture de l'histoire locale et publiera des monographies dans la Revue d'Histoire de Lyon entre 1903 et 1914 qui feront l'objet d'un livre édité sous le titre : Institution et coutumes lyonnaises. Il publie aussi dans le Bulletin de la Société Littéraire ; ses articles seront rassemblés dans Gens et choses de Lyon. En 1913, il est élu à l'Académie de Lyon. Avec son ami Marius Audin il édite en 1918 le Dictionnaire des artistes lyonnais, ouvrage fort utile pour les chercheurs d'aujourd'hui.

Après la première guerre mondiale où il assume les fonctions de secrétaire du Comité de Secours aux oeuvres de guerre de Lyon, il poursuit ses recherches autant sur l'histoire contemporaine que sur l'histoire ancienne avec des études sur les Horlogers lyonnais de 1550 à 1650 (1927), les Costumes lyonnais du XIVe au XXe siècle (1935), et sur Jean de Tournes (1937). C'est sous le pseudonyme de Thomas Bazu qu'il entre en 1920 à l'Académie des Pierres Plantées. En 1926 il est nommé directeur et conservateur du musée Gadagne nouvellement créé où il effectue un travail remarquable d'acquisitions, de classement et de valorisation des collections. C'est en 1928 qu'il adhère à la Société des Amis de Guignol dont il devient vice-président. Fortement impliqué, il rédige de nombreux articles pour les Almanachs en adoptant plusieurs pseudonymes. Il écrit aussi pour le théâtre et élabore de nombreuses saynettes.

Il quitte Gadagne en 1937, et quand la seconde guerre mondiale éclate, il est missionné en tant qu'adjoint au secrétaire du Comité de Secours aux mobilisés. Il meurt le 13 janvier 1942 ; ses manuscrits et ses notes sont aujourd'hui conservées aux musées Gadagne pour servir aux générations futures d'historiens.

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Pierre NEICHTHAUSER

Pierre Neichthauser naît le 14 février 1873. Dès huit ans il joue les figurants au théâtre Bellecour (la Fnac actuelle) puis en1888 au théâtre Guignol du Caveau des Célestins. Avec son frère Ernest et Henri Dunan, ils donnent leur spectacle tant en France qu’en Suisse et participent à l’exposition universelle qui se tient au Parc de la Tête d’Or. Pierre joue ensuite au théâtre Guignol rue Palais Grillet où il rencontre Eléonore Josserand qu’il épousera le 28 octobre 1903. Tous deux animent alors un théâtre ambulant de marionnettes et se déplacent à Montpellier, Nice, Luchon et en Afrique du Nord avant de revenir sur Lyon.

En 1907, il achète à Joseph Mercier le castelet qui se trouve 30, quai Saint-Antoine qu’il baptise du nom de « Théâtre Guignol Mourguet  » appellation qui perdurera jusqu’à sa fermeture en 1981. Il tient le rôle de Gnafron, personnage qui va lui coller à la peau durant toute sa carrière. En 1911, il est membre du Comité pour l’érection du Monument Mourguet et fera partie des membres fondateurs de la Société des Amis de Guignol mettant à disposition de l’association son théâtre pour lui permettre d’organiser des spectacles dont le premier aura lieu le 13 décembre 1913. 

Pendant la première guerre mondiale Pierre Neichthauser participe à l’effort de guerre avec son équipe en envoyant des castelets sur le front pour distraire les soldats et dans les camps d’internement pour les prisonniers de guerre. Il donne également de nombreuse représentations au profit des blessés et des jeunes orphelins de guerre. Grâce à lui, le siège social de la Société des Amis de Guignol est installé au 30, quai Saint –Antoine de 1920 à 1926. 

En 1921, il crée une école de marionnettes et fonde l’Association Nationale des Marionnettes Lyonnaises.

Il avait acheté une propriétés à Brindas où il organisa des fêtes et des réjouissances. En 1929, il est élu maire de Brindas et sera réélu régulièrement jusqu’en 1941 où il sera destitué par le gouvernement de Vichy. Le 27 avril1930 son épouse décède ; très affecté, sa nièce Jeanne s’occupera de son oncle jusqu’à son décès. Durant sa longue carrière, il sera honoré, obtenant le prix d’exécution en 1929 à Paris, en 1931 à Liège et en 1932 à Londres . Il est officier des Palmes Académiques puis décoré de la légion d’honneur pour son activité théâtrale, la défense des traditions lyonnaises et la promotion du théâtre Guignol à  l’échelon national et international.

Sa santé s’altérant, il est contraint d’abandonner ses activités au cours de la seconde guerre mondiale. Il décède le 4 décembre 1953. Edmond Locard dira dans son éloge funèbre : « Il laisse un nom et un souvenir, il représente une tradition et porte le poids d’une légende car son théâtre incarne l’âme lyonnaise. » Il est enterré à Brindas avec dans son cercueil une marionnette de Gnafron. Son nom est gravé sur le monument Mourguet en 1955.

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Frédéric JOSSERAND

Arrière petit-fils de Laurent Mourguet, Frédéric Josserand naît le 20 février 1878. Après l'école primaire, il entre en apprentissage et devient technicien en maroquinerie. Après son travail, le soir il rejoint ses parents pour les seconder au théâtre Guignol du Passage de l'Argue. Après son service militaire, il se marie avec Augustine Habouzit qui lui donnera deux filles : Jeanne et Marie-Louise. Tous deux quittent alors Lyon pour se rendre à Vichy où Jean Fine dirige un théâtre Guignol et après de nombreuses tournées dans toute la France, ils rejoignent la troupe de Pierre et Ernest Neichthauser qui en 1905 évolue au Casino municipal de Nice.

Le 2 aôut 1914, Frédéric Josserand part au front où il sera blessé en 1917 ce qui lui vaut six mois d'hôpital avant d'être mobilisé dans un atelier orthopédique. Il devient dans ce domaine, un ouvrier très habile. Le soir il se glisse derrière le castelet du 30, quai SaintAntoine pour donner vie à ses marionnettes. Sans quitter son métier, il est nommé en 1923 directeur du théâtre des "Têtes de bois " de la Société des Amis de Guignol. Pour notre société, c'est un honneur et une reconnaissance, d'être ainsi loué par la famille du créateur de Guignol. Excellent marionnettiste, il est aussi très doué pour la sculpture de têtes de marionnettes leur donnant à chacune une expression sans égal.

En 1928, sa fille Marie-Louise se marie avec Henri Brunel et de leur union naitra Jean qui prendra le pseudonyme de Jean-Guy Mourguet. Auparavant, Frédéric Josserand qui a repéré les qualités artistiques de son gendre Henri, l'embauche dans sa troupe puis alors qu'il est à peine agé de dix ans Jean-Guy sera hissé à son tour sur un tabouret pour tenir sa première marionnette. Tout allait pour le mieux, mais hélas, le 28 mars 1936 la mort ravit à sa famille Frédéric Josserand. Son épouse Augustine lui succédera en étant nommée à la direction du Théâtre de la Société, place qu'elle occupera jusqu'à la veille des années soixante.

Entre temps Henri Brunel entré au bureau de l'association en devient secrétaire-adjoint. Dans le castelet, il tient le rôle de Guignol, jouant une fois par mois, à la fin des conférences, pour les sociétaires de notre association. Jean-Guy Mourguet de son côté fera sa première intervention artistique pour notre Société le 24 mars 1949. C'est avec lui que s'achève la lignée de ces marionnettistes descendants de Laurent Mourguet, qui ont su honorer de leur talent la Société des Amis de Lyon et de Guignol.

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BENOIST-MARY

Marie Benoit Antoine Renard naît le 1er octobre 1864, rue de Trion, de parents brodeurs en ornements d'église. Elève sans problème, il fréquente en dehors des classes le Cercle Saint-Antoine, section artistique animé par le père de Joseph Lavarenne, où il suit les cours de théâtre. A quinze ans, Monsieur Lavarenne lui propose un remplacement d'acteur qui rencontre très vite un grand succès. Il prend quelques années plus tard le nom de scène de Benoist-Mary et joue aussi bien des pièces du répertoire classique que des interprétations comiques. Professionnellement il travaille dans une maison de soierie comme commis en écriture puis comptable.

Lorsque Monsieur Lavarenne cesse ses activités au cercle, on se retourne vers Benoist-Mary ; celui-ci abandonne son métier, il s'installe 15 rue des Fossés de Trion et devient comédien professionnel assurant les plus grands rôles en tournées dans toute la France, en Espagne et en Afique du Nord. Mais c'est à lyon qu'il fera toute sa carrière. Il joue le répertoire classique, affectionne les pièces de Labiche avant d'accroître sa célébrité avec ses "Monologues". Il joue à la perfection les rôles féminins ; ses mimiques incomparables, sa diction parfaite sont couronnées d'un accent lyonnais inimitable et naturel. les monologues devenus célèbres comme "le Matefaim", "La soirée au grand thiâtre", "la promenade à Chaponost" deviendront des classiques de son répertoire.

Il participe à l'effort de guerre pendant la periode difficile de 1914 à 1918 en distrayant les malades et les blessés de guerre dans les hôpitaux et participe avec la jeune Société des Amis de Guignol à de nombreux galas de bienfaisance entre 1915 et 1919. Il est alors membre honoraire de la Société et présent aux divers spectacles organisés par l'association pendant toute l'entre-deux-guerres. Il enregistre divers disques 78 tours où les monologues les plus célèbres sont conservés et l'on peut ainsi entendre la voix inimitable et l'accent lyonnais de ce conteur du coteau de Saint-Irénée.

En décembre 1944, il est victime d'une hémorragie cérébrale et décède le 13 du même mois. La messe de funéraille est dite par Monseigneur Lavarenne; Il est inhumé au nouveau cimetière de Loyasse. Le 9 septembre 1946 est inaugurée dans le cinquième, la rue Benoist-Mary qui part de la rue des Anges jusqu'à l'avenue Barthélémy Buyer. La société des Amis de Guignol, à l'origine d'une souscription lancée en 1946, fera apposer une plaque commémorative sur la façade de la Maison où il a vécu.

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Jean COULON

 

Merci Philippe MULLER pour cet excellent travail, 

Jean Coulon une signature

 Signature jean coulon Jean Georges Louis Coulon est né à Lyon le 31 octobre 1867, Après une scolarité normale, Jean Coulon s’inscrit à l’École des Beaux- Arts de Lyon le 11 octobre 1883, en classe de Bosse, il épousera Philomène Bonnacage le 4 novembre 1893. Jean Coulon est décédé à Lyon, le 3 octobre 1950, 12 ans après son épouse.

définition d'un livre « enrichi » : C’est une édition dite « originale » qui présente la toute première version du texte publié avec l’accord de l’auteur, naturellement d’une très grande qualité d’impression, de papier et de reliure, enrichie de nombreux apports, portraits, lettres, dédicaces par exemple, afin de proposer une véritable alchimie entre l’histoire même du livre, le texte et son illustration. 

Avant guignol : illustration d'ouvrages 

Jean Coulon a exploité tous les espaces disponibles sur son exemplaire, marges, pages de titres ou de faux titres intercalaires, pour réaliser des illustrations aussi diverses que les poèmes, tant dans leur technique que dans leur ambiance. Les poèmes consacrés à l’amour ou à l’Espagne sont accompagnés d’aquarelles aux couleurs vives, tandis que les textes plus philosophiques sont illustrés de dessins aux crayons de couleurs plus atténuées.

Incontestablement les illustrations de Jean Coulon reflètent l’influence de l’Art Nouveau. Il favorise les formes simples dans le dessin des corps, il utilise également des aplats de couleurs parfois vives, en particulier pour les vêtements. Le dessin est souvent courbe et les cercles auréolant les figures féminines évoquent Alphonse Much

 Il utilise à la fois l’aquarelle et la gouache. Il trace systématiquement les contours à l’encre noire selon un procédé qui rappelle la bande dessinée, mais aussi l’affiche publicitaire. On y retrouve les figures avenantes et joyeuses de ses travaux ultérieurs. Oeuvres completes t gauthier

Le triomphe de Guignol 

Après l’affiche annonçant la publication des cartes de « nouvelle année » chez les distributeurs de la maison S. Farges, il va très vite se passionner pour le Théâtre de Guignol et mettra en scène dans ses dessins les personnages de ce spectacle populaire, comme lui volontiers frondeurs et irrévérencieux. L’essentiel de son travail va alors porter sur les spectacles de Guignol, et notamment sur les Classiques ou les Parodies.En 1913 il commence sa collaboration avec la société des Amis de Guignol qui vient d’être créée et dessine le bulletin de souscription.

En 1913 il commence sa collaboration avec la société des Amis de Guignol qui vient d’être créée et dessine le bulletin de souscription.

Cartes guignol jc                    Carte le demenagement                  Carte illustree j coulon                Inauguration statue l mourguet

Enfin il collabore avec les automobiles Buchet de Levallois-Perret (Hauts- de-Seine) pour souligner leurs performances

Et puis la France entre dans la Guerre. Jean Coulon représente nos marionnettes impliquées dans le conflit et réalise pour Farges une série de 66 cartes patriotiques sous forme d’un échange de courrier entre Guignol mobilisé sur le front et Gnafron resté à l’arrière.                        La guerre j coulon

L'après Guignol 

Même si elle ne résout pas tous les problèmes, la fin de la guerre est un réel soulagement. On retrouve rapidement plus de légèreté dans des dessins résolument tournés vers l’humour, mais en même temps très critiques de la société d’après-guerre. C’est ainsi que Jean Coulon s’expose au salon des Humoristes de 1921 à 1924 au moins, avec des

« guignoleries » et le « dernier exploit de Don Quichotte », appelé à se battre contre des moulins d’un genre nouveau.

                                                                                                                                   Illustration j coulon  

En 1929-1930 Jean Coulon travaille à l’illustration d’un roman historique du Lyonnais Claude Le Marguet (1868-1933) : Myrelingues la Brumeuse ou l’an 1536 à Lion sur le Rosne, publié en 1930.                                                                         Myrelingues j coulon