Traditions

La cuisine Guignolesque

La cuisine lyonnaise a deux visages: celui des Mères et des Chefs issu de la cuisine bourgeoise et celui des mâchons et des bouchons, issu de la cuisine guignolesque, c'est-à-dire populaire.

Parmi les grands plats lyonnais on trouve le saucisson brioché, le tablier de sapeur (fraise de boeuf panée), l'andouillette sauce moutarde, le gâteau de foie de volaille, les quenelles, la cervelle de canuts, sans oublier le gratin de cardons à la moelle et bien d'autres délicieusetés... Des ouvrages prestigieux ou de poche les mettent en lumière. Vous trouverez ici quelques unes de ces recettes...

Les sports d'origine lyonnaise

L'origine des joutes et des boules remonte à l'antiquité. Ces deux pratiques sportives ont connu à Lyon un essor qui les a propulsées sur le plan national et international. Il suffit de se rappeller les modères qui furent les premiers jouteurs, et formèrent en 1807 la Société des nautes. Pour les boules, la lyonnaise est la pratique de la FFSB (Fédération Française du Sport Boules).

Les métiers

Il s'agit comme de bien s'accorde des métiers de la soierie. Guignol n'était-il pas ouvrier taffetatier !

Les festivités

La vogue, la fête des lumières, le voeu des Echevins, les Pennons en sont les plus marquantes.

Les jeux des gones

Comment clore cette rubrique évoquant nos traditions qui sont un aperçu de la richesse de notre patrimoine, sans un clin d'oeil aux jeux des autrefois de nos gones bien démenets. Ce ne sont pas bien sûr, des jeux typiquement lyonnais car ils sont aussi pratiqués par les ceusses que sont pas de Lyon, mais vous les trouverez contés par nos premiers chroniqueurs des Almanachs

Catégories

  • Cuisine et recettes

    Comment parler de la gastronomie lyonnaise sans être redondant si ce n'est de reprendre l'article du bon gone Felix BENOIT extrait du livre de Piere-Emile Legrand: 

    Guignol et la Gastronomie

    Il importe avant tout de réparer une injustice…

    En effet, le président Edouard Herriot a déclaré imprudemment, lors de l’inauguration du monument de Laurent Mourguet, le 21 avril 1913 : « … Guignol est pauvre et se nourrit mal ! Ses plats favoris sont la soupe de farine jaune, les gratons, un certain fromage blanc appelé « cervelle de canut », les bugnes, la salade de groins d’âne, les z’harengs, la crasse de beurre et les paquets de couenne ».

    Monsieur Herriot exagérait !

    Bien sûr Guignol n’était pas riche. Il travaillait pourtant treize heures par jour !

    Mais en dépit de son impécuniosité  « manque de pécuniaux » Guignol avait du goût et un sens très vif de la gastronomie lyonnaise.

    Car il est évident que la « cervelle de canut » est un plaisir des Dieux, surtout lorsqu’elle est assortie de « petites herbes »… A croire même, dans ses conditions, que Minerve, la déesse des arts, qui sortit droit comme une bugne du cerveau de Jupiter, avait dans les veines de la cervelle de canut !

    Sans compter aussi que la salade de groins d’âne aux z'harengs est d’une incomparable délicatesse.

    Toutefois il est un fait, que les gratons, surtout à jeun, sont un peu lourds à digérer. Ce n’est d’ailleurs qu’un détail.

    Et l’os de china ! Un mort se lèverai pour en manger…

    D’autre part, il ne faut pas perdre de vue que lorsque Guignol arrosait un évènement heureux (la mort de son propriétaire par exemple), il ne reculait pas devant les frais.

    Il mangeait alors avec ravissement des plats d’une folle richesse, de la classe internationale de l’andouillette de Fleurie, du boudin de Crépieu grillé aux pomme de Brindas, des cacoux en tripes (c’est-à-dire des œufs baveux à l’oseille sur fond de gras double), du dinde de Crémieu (ce volatile puissant et fier à l’ossature gothique), et, pour les douceurs, de la confiture de gratte-cul et des beignets de fleurs d’acacia…

    A s’en pourlécher les babines !

    Cela dit pour son ordinaire, si Guignol ne mangeait pas à regonfle, comme les soyeux, il savait en revanche bien boire…

    Il buvait du beaujolais naturel, non sucré, gouleyant, diététique, décholestérinisant, cholagogne et qui ne coûtait que quelques sous le pot !

    Guignol avait bien de la chance, et si son escarcelle était vide, son corgnolon se dilatait d’aise tout en lui donnant une bouche d’enfant…

    FELIX BENOIT,  Président des humoristes lyonnais.

  • Sports

    Les Boules

    Le jeu de boules est très populaire dans notre région. La Lyonnaise ou longue obéit à des règles très précises et sa codification date du premier concours organisé à Lyon en 1894.

    On peut jouer en équipe de deux (doublette) de trois (triplette) ou de quatre (quadrette) avec dans ce cas deux pointeurs et deux tireurs.

    Les joueurs de boules ont un langage très imagé caractérisé par la profussion de synonymes et d'éléments d'origine régionale ou méthaphorique.

    Le but porte divers noms: bouchon, cochonnet, petit mais aussi guignol ou gone. Placer sa boule près du but cest faire un biberon, un museau ou un nez si elle le touche, elle tète ou fait peter la miaille. Faire un carreau, c'est taper la boule adverse et prendre sa place. Faire un brochet, une alose ou un saucisson c'est tomber loin du but ou de la boule visée.Un gratton est une petite pierre au sol qui dévie la boule du pointeur. Si une équipe pert sans marquer de point, elle embrasse ou bique la Fanny qui était paraît-il, une lyonnaise de la croix rousse qui montrait son postérieur au perdant qui devait l'embrasser en signe d'humiliation. Elle est depuis un moulage ou une peinture sur tôle d'une femme aux vêtements retroussés, d'ou l'expression prendre une tôle à la place de prendre une Fanny.

    Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'excellent site de la fédération des boules lyonnaises la FFSB 

    Les joutes

    Les joutesC'est un sport nautique. Il y a la méthode lyonnaise et la givordine.

    La seule différence entre les joutes «Méthode lyonnaise» et «Méthode givordine», réside dans le bord de croisement des bateaux, en effet, en méthode lyonnaise, les bateaux se croisent à gauche, en givordine à droite.

    Chaque jouteur est installé sur le « tabagnon », (la plateforme située à l'arrière des bateaux), il se tient dans une position de grand écart, le pied droit calé au « taquet », (une cale sensée le retenir). La jambe gauche, vers l'avant. La lance tenue des deux mains, la main droite prenant appui sur le « bourron », (bourrelet de tissus ou de cuir fixé à la cuisse par une ceinture). Le jouteur porte sur son bras droit, suspendu à l'épaule gauche par une lanière de cuir, un « plastron », (bouclier de bois, de 40 cm de côté, couvrant la poitrine), au centre duquel, l'adversaire devra planter sa lance.

    Le « jeu » consiste à faire tomber à l'eau son adversaire sans commettre de fautes. La plus courante est le « briquet », c'est à dire que le jouteur dans la poussée, prend appui sur le tabagnon avec ses mains, ou touche celui-ci avec ses genoux ou ses mollets.

    Le jouteur perdant est déclaré « mouillé ».

    Pour vivre une joute en direct vous pouvez lire un extrait de l'ouvrage "Les vieilleries lyonnaises" par Nizier du Puitspelu paru en 1891 aux Editions Bernoux et Cumin à Lyon. 

     

    La lutte gréco-romaine

    Il ne s'agit pas a proprement parlé d'un sport typiquement Lyonnais, mais, Nizier du Puitspelu en parle dans son ouvrage sur " les vieilleries lyonaises ", et la fédération française de lutte rappelle que : " les origines de la lutte gréco-romaine ne sont pas à chercher dans l’Antiquité puisque les compétitions chez les Grecs et les Romains se déroulaient dans un style proche de la lutte libre. Ce style fut lancé au XIXe siècle par un ancien soldat de Napoléon du nom d’Exbrayat qui démontrait dans les foires de Lyon ce qu’il appelait la « lutte à mains plates » pour la distinguer des autres sports de combats où les coups étaient permis. En 1848, il instaura la règle de ne pas porter de prises au-dessous de la ceinture et interdit les prises et les torsions douloureuses qui pouvaient blesser l’adversaire. La « lutte à main plates » aussi appelée « lutte française » se développa à travers toute l’Europe et devint le sport phare du XIXe siècle. Le père du terme « gréco-romaine » serait le lutteur italien Basilio Bartoli qui exprima par cette appellation le regain d’intérêt pour les valeurs de l’Antiquité ".

    La lutte gréco-romaine ou lutte française, mérite donc de figurer parmi les sports traditionnels des lyonnais

     

  • Métiers

    La tradition de la soierie lyonnaise

    Le 23 novembe 1466, le roi Louis XI proclame sa volonté "d'introduire l'art et l'ouvrage, de faire des draps d'or et de soie en notre ville de Lyon...", mais la lenteur d'execution de ses ordres fit qu'il créa à Tours la première manufacture française de soierie.

    C'est le 2 septembre 1536 par lettres patentes que François 1er accorde des privilèges aux ouvriers venant besogner et résider à Lyon et en 1540 la corporation des ouvriers "en draps d'or, d'argent et de soye" se constitue. Le roi ordonne que toutes les importations de soie et soieries passent par Lyon.une maison de canut

    En 1660 la Fabrique lyonnaise compte 3019 maîtres ouvrier qui travaillent sur 10 000 métier à tisser "à la grande navette". Les metiers "à la petite navette" pour tisser les rubans sont également nombreux à Lyon et à Saint-Chamond. En 1745 Jacques de Vaucanson crée un métier à tisser qui supprime les tireurs de lacs. Philippe de la Salle devient le plus illustre dessinateur en soirie.

    En 1804 Joseph Marie Jacquard met au point le métier qui porte son nom. C'est une véritable révolution de la technique du tissage.

    L'invention en 1935 du nylon par la firme américaine Du Pont de Nemours va conduire au déclin de la canuserie. Cependant quelques maisons lyonnaises s'attachent encore de nos jours à maintenir la tradition d'autrefois et à tisser la soie et l'or pour la haute couture et les tissus d'ameublement  de prestige tels que ceux employés pour restaurer le Petit Trianon ou le château de Versailles...

    Quelques sites pour en savoir plus et aussi programmer votre visite:

    • Lyon et la soie : les métiers d'autrefois illustrés sur le net. Ce site est très complet tant sur le plan historique que technique.

    • Soierie vivante : association de sauvegarde du patrimoine de la soie à Lyon, Soierie Vivante accueille le public et fait fonctionner devant vous les métiers à tisser qui ont été sauvegardés. Elle assure la conservation des tehniques, des savoir-faire et des documents d'archive. Si vous voulez tout savoir sur le tissage et les métiers Jacquard, visiter leurs ateliers s'impose.
    • La magnanerie de Saillans : située dans la vallée de la Drôme, au sud-est de Valence entre Crest et Die, au coeur d'une plantation de plus de 700 muriers, la Magnanerie de Saillans vous accueille du 1er mai au 30 septembre pour la visite de son élevage de vers à soie. En attendant de vous rencontrer, une petite vidéo "avé l'assent" présente la magnanerie .
    • Le Musée des Tissus et des arts décoratifs de Lyon - Documents d'histoire, sources d'inspiration pour la création contemporaine, les collections sont orientées selon deux grands pôles : l'Orient et l'Occident. Tapisseries coptes, tissus de la Perse sassanide, byzantins et musulmans, tapis d'Asie mineure, retracent l'évolution des civilisations orientales. La genèse de l'Occident se fonde sur les productions de Sicile et des républiques italiennes, bientôt relayées par l'essor artistique français. Les productions lyonnaises occupent une place prépondérante avec les dessinateurs ornemanistes Pillement, Philippe de Lasalle ou Dugourc. Le XIXe siècle est illustré par les commandes impériales et royales, qui ont permis une reprise de l'activité textile lyonnaise. Le savoir-faire lyonnais est enfin confirmé jusqu'au XXe siècle avec des talents tels que Raoul Dufy et Sonia Delaunay. A voir pour l'histoire et le plaisir des yeux !
    • Maison des tresses et lacets : si d'aventure vous vous bambanez dans le Pilat du côté de la Terrasse sur Dorlay pas loin de Saint-Chamond, prenez le temps d'un retour vers le passé au cours d'une petite visite originale à la Maison des tresses et lacets, accessoires complémentaires aux vêtements et tissus d'ameublement.  
  • Festivités

    La vogue

    En francoprovençal, il s'agit du vocable désignant la fête du village ou fête patronale qui s'est étendu aux fêtes des faubourgs et des quartiers. Le concile de Vienne en 1554 avait voulu interdire les divertissements de vogues, mais pour les supprimer il aurait fallu commencer par supprimer les garçons, les filles et les cabaretiers.

    Le dernier soir de la vogue, les garçons et les filles dansaient autour d'un grand feu en chantant: "Le filles n'ant gin de solors; los garçons n'ont gin de liôrds; adiu don la vogua!" C'est à dire les filles n'ont plus de souliers (elles ont trop dansé); les garçons n'ont plus de liards (ils les ont dépensé à force de boire); adieu donc la vogue!"

    la vogue

    Ces fêtes se déroulaient de Pâques à la Toussaint. Dans les autrefois, il n'y avait à Lyon que deux vogues, la vogue des choux à Perrache et la vogue de la Quarantaine. L'adjonction des communes suburbaines en augmenta tout de suite le nombre pour atteindre jusqu'à 207 jours de vogues dans les années trente. Aujourd'hui, il ne subsiste plus que la vogue des marrons qui était la dernière de l'année où l'on peut toujours déguster les marrons chauds et le vin blanc doux nouveau.

    La fête des lumières

    La statue de la Vierge Marie érigée sur la chapelle de la colline de Fourvière, réalisée par le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch, devait être inaugurée le 8 septembre 1852, jour de la fête de la Nativité de la Vierge et date anniversaire du vœu des échevins de 1643. Mais une crue de la Saône aurait empêché qu'elle fût prête ce jour-là et que la cérémonie s'effectuât. L'archevêché, en accord avec la commission des laïcs, choisit alors de reporter l'inauguration à la date du 8 décembre fête de l'Immaculée Conception de la Vierge, fête célébrée depuis le IX e siècle.

    Tout est en place pour les festivités : la statue doit être illuminée par des feux de Bengale, on prévoit des feux d'artifices depuis le haut de la colline et des fanfares vont jouer dans les rues. Les notables catholiques lyonnais proposent d'illuminer les façades de leurs maisons comme cela se fait traditionnellement pour les grands évènements (entrées royales, victoires militaires...).

    Mais le 8 décembre au matin, un violent orage s'abat sur Lyon. Le maître des cérémonies décide aussitôt de tout annuler et de reporter les réjouissances nocturnes au dimanche suivant. Puis, finalement, le ciel se dégage, et la population lyonnaise qui avait tant attendu cette cérémonie, d'un geste spontané, illumine ses fenêtres, descend dans les rues. Les Lyonnais chantent des cantiques et crient « Vive Marie ! » jusque tard dans la nuit.

    Depuis 1852, la fête a été reconduite chaque année. La tradition veut que chaque famille lyonnaise conserve désormais avec ses décorations de Noël, son assortiment de verres du 8 décembre, épais et parfois colorés garnis d'une bougie et appelés « lumignons ».

    Depuis 1989, la fête spontanée est accompagnée par des animations proposées par la municipalité et les professionnels du spectacle. Ces animations attirent plusieurs millions de visiteurs chaque année et malgré un attachement de la population lyonnaise à la tradition, les fenêtres pourvues de lumignons demeurent minoritaires aujourd'hui. La fête commerciale a fait de l'ombre à la tradition. En savoir plus sur la prochaine édition ... 

    Le voeu des Echevins

    la peste ravage l’Europe depuis le VIème siècle, Lyon est de nouveau menacée par le fléau en 1643. pour éviter que la ville ne soit décimée, les notables de la ville décident de placer leur cité sous la protection de la Vierge.Ainsi le 8 septembre, une procession composée du prévôt des marchands (l’équivalent de notre maire), de ses 4 échevins (adjoints) et d’une foule de Lyonnais se met en marche vers Fourvière.  

    C’est dans la Chapelle de la Vierge qu’ils font le vœu de monter chaque 8 septembre en procession pour entendre la messe et offrir à l’Archevêque « la quantité de 7 livres de cire en cierges et flambeaux, et un écu d’or au soleil », si leur souhait est exaucé. 

    La bénédiction de Lyon le 8 septembre 2013La Cité ayant été épargnée, la tradition s’est perpétuée, manifestant ainsi l’attachement de tous les Lyonnais à la Vierge qui protège leur ville. 

    La célébration à la basilique de Fourvière a été présidée ce lundi 8 septembre 2014, à 17h, par Monseigneur le cardinal Philippe Barbarin en présence de Gérard Collomb, Sénateur-Maire et des élus qui ont toujours à coeur de maintenir cette tradition qui fait partie de notre patrimoine. Elle a été précédée dès 16h30 d'une table-ronde en direct de Fourvière sur la situation des chrétiens d'Irak .

    Les Pennons de Lyon

    C'est en 1320 après plusieurs révoltes que les lyonnais ont obtenu sous la pression du roi Philippe V dit le Long la signature de la charte dite "Sapaudine" qui leur donna la liberté de gérer Lyon. Les pennons sont l'organisation civique de base de Lyon. Ils servent à organiser la milice bourgeoise, notamment la surveillance des portes. Les milices de chaque pennon sont organisées de manière hiérarchique, avec un pennonier qui a sous ses ordres un quartenier qui dirige lui-même des dizeniers. Ces associations ont également un rôle important lors des fêtes civiques locales, des fêtes nationales (mariage royaux, naissances royales) ou des arrivées de personnages illustres.

    Ils servent à la levée des taxes aux portes, à l'organisation des secours (en cas d'incendie, d'inondation, etc), au recensement de la population, à la surveillance des suspects ... Les pennons disparaissent à la Révolution française.

    Une association d'animation historique, la "Compagnie des Pennons de Lyon", a été créée en 1987 pour faire revivre l'histoire de leur cité. Elle organise notamment la Fête Renaissance de Lyon. L'organisation actuelle est basée sur celle de l'époque Renaissance : il s'agit d'une compagnie militaire dirigée par un Connétable, organisée par quartiers. Il existe aujourd'hui 13 Pennonages représentant soit des quartiers de la Ville de Lyon : - Baraban (3e arr.) - Croix-Rousse (4e arr.) - Ménival (5e arr.) - Tête d'Or (6e arr.) - Guillotière (7e arr.) - Chemin de Vienne (8e arr.) - Laënnec-Transvaal (8e arr.) - Bachut (8e arr.) - Vaise la Grande Claire (9e arr.) soit des métiers : - Albergeurs (hôtelliers-restaurateurs) - Métiers du fer - Métiers du cuir - Garde à cheval. En savoir plus sur la fête des Pennons ...

     

  • Les jeux des gones

    Les jeux des gones des autrefois n'étaient pas sophistiqués comme maintenant et ça coutait pas des gros sous vusse qu'il n'y avait pas de l'electronique ni de télévision. Comme les appartements n'étaient pas conséquents, c'est souvent dehors et généralement dans la cour centrale de leur immeuble, oùsque les enfants allaient jouer.

    Les fenêtres des cuisines donnaient sur cette cour, ce qui permettait aux mimans de surveiller leur progéniture.

    Comme de bien s'accorde, il y avait aussi des jeux qui se jouaient au dedans ou dans les rues proches du quartier mais ça ne craignait pas puisqu'il n'y avait pas encore la circulation des automaboules. De plus les quartiers étaient des lieux de vie où tout le monde se connaissait. Les minots n'étaient pas à l'abade et ils restaient sous la surveillance discrète des parents et voisins. 

    L'almanach des amis de Guignol de 1923 reprend un florilège de ces jeux des autrefois qui se pratiquaient à la maison, entre frères et soeurs, entre copains du quartier ou dans la cour de recrée ; ils sont repris ici in-extinso et vous verrez que leur rédaction reflète bien l'esprit de l'époque et l'humour guignolesque de nos anciens.