Sports

Les Boules

Le jeu de boules est très populaire dans notre région. La Lyonnaise ou longue obéit à des règles très précises et sa codification date du premier concours organisé à Lyon en 1894.

On peut jouer en équipe de deux (doublette) de trois (triplette) ou de quatre (quadrette) avec dans ce cas deux pointeurs et deux tireurs.

Les joueurs de boules ont un langage très imagé caractérisé par la profussion de synonymes et d'éléments d'origine régionale ou méthaphorique.

Le but porte divers noms: bouchon, cochonnet, petit mais aussi guignol ou gone. Placer sa boule près du but cest faire un biberon, un museau ou un nez si elle le touche, elle tète ou fait peter la miaille. Faire un carreau, c'est taper la boule adverse et prendre sa place. Faire un brochet, une alose ou un saucisson c'est tomber loin du but ou de la boule visée.Un gratton est une petite pierre au sol qui dévie la boule du pointeur. Si une équipe pert sans marquer de point, elle embrasse ou bique la Fanny qui était paraît-il, une lyonnaise de la croix rousse qui montrait son postérieur au perdant qui devait l'embrasser en signe d'humiliation. Elle est depuis un moulage ou une peinture sur tôle d'une femme aux vêtements retroussés, d'ou l'expression prendre une tôle à la place de prendre une Fanny.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'excellent site de la fédération des boules lyonnaises la FFSB 

Les joutes

Les joutesC'est un sport nautique. Il y a la méthode lyonnaise et la givordine.

La seule différence entre les joutes «Méthode lyonnaise» et «Méthode givordine», réside dans le bord de croisement des bateaux, en effet, en méthode lyonnaise, les bateaux se croisent à gauche, en givordine à droite.

Chaque jouteur est installé sur le « tabagnon », (la plateforme située à l'arrière des bateaux), il se tient dans une position de grand écart, le pied droit calé au « taquet », (une cale sensée le retenir). La jambe gauche, vers l'avant. La lance tenue des deux mains, la main droite prenant appui sur le « bourron », (bourrelet de tissus ou de cuir fixé à la cuisse par une ceinture). Le jouteur porte sur son bras droit, suspendu à l'épaule gauche par une lanière de cuir, un « plastron », (bouclier de bois, de 40 cm de côté, couvrant la poitrine), au centre duquel, l'adversaire devra planter sa lance.

Le « jeu » consiste à faire tomber à l'eau son adversaire sans commettre de fautes. La plus courante est le « briquet », c'est à dire que le jouteur dans la poussée, prend appui sur le tabagnon avec ses mains, ou touche celui-ci avec ses genoux ou ses mollets.

Le jouteur perdant est déclaré « mouillé ».

Pour vivre une joute en direct vous pouvez lire un extrait de l'ouvrage "Les vieilleries lyonnaises" par Nizier du Puitspelu paru en 1891 aux Editions Bernoux et Cumin à Lyon. 

 

La lutte gréco-romaine

Il ne s'agit pas a proprement parlé d'un sport typiquement Lyonnais, mais, Nizier du Puitspelu en parle dans son ouvrage sur " les vieilleries lyonaises ", et la fédération française de lutte rappelle que : " les origines de la lutte gréco-romaine ne sont pas à chercher dans l’Antiquité puisque les compétitions chez les Grecs et les Romains se déroulaient dans un style proche de la lutte libre. Ce style fut lancé au XIXe siècle par un ancien soldat de Napoléon du nom d’Exbrayat qui démontrait dans les foires de Lyon ce qu’il appelait la « lutte à mains plates » pour la distinguer des autres sports de combats où les coups étaient permis. En 1848, il instaura la règle de ne pas porter de prises au-dessous de la ceinture et interdit les prises et les torsions douloureuses qui pouvaient blesser l’adversaire. La « lutte à main plates » aussi appelée « lutte française » se développa à travers toute l’Europe et devint le sport phare du XIXe siècle. Le père du terme « gréco-romaine » serait le lutteur italien Basilio Bartoli qui exprima par cette appellation le regain d’intérêt pour les valeurs de l’Antiquité ".

La lutte gréco-romaine ou lutte française, mérite donc de figurer parmi les sports traditionnels des lyonnais