Aujourd'hui

C'est avec un clin d'oeil aux deux gones ci-dessous et qui sont bien actuels, que se termine l'hommage dédié à quelques personnalités par les rédacteurs de l'ouvrage édité suite à l'exposition du centenaire de la Société des Amis de Lyon et de Guignol qui a été présentée aux musées Gadagne du 6 juin au 22 septembre 2013.

Au travers de ces seize personnages, c'est un hommage rendu à tous ceux, sociétaires, membres du comité, conférenciers, linguistes, écrivains, historiens, étudiants... qui font ou ont fait partager leur passion avec pour fil rouge, notre chère marionnette Guignol.

A la lecture des Almanachs et des bulletins et grâce aux archives de la Société, la "trace" des bons gones et "fenottes" (comme la Guite Girollet, Hélène Mercier, Anne-Marie Vurpas et tout récemment Maria-Anne Privat-Savigny...) reste indélébile.

Gérard TRUCHET

Gérard Truchet naît à Lyon le 9 juin 1951. Malgré une formatin de menuisier, il intègre les éqipes de la poste où il fera carrière. En 1973, il entre au comité directeur de la Société des Amis de Lyon et de Guignol avant d'être élu président en 1986, poste qu'il occupe avec ferveur depuis lors, il donne des séries de conférences sur l'histoire de la ville et ses héros comme Monseigneur Lavarenne, l'abbé Bourguignon, Emile Leroudier ou Camille Jacquemot sans oublier Laurent Mourguet et l'incontournable Guignol dont la figure s'anime entre ses mains, car il est un étonnant marionnettiste aimant à faire revivre son héros, moqueur, parfois râleur mais toujours bienveillant. 

Depuis 1998, Gérard Truchet anime les cours de parler lyonnais, rassemblant actuellement près de cent soixante dix élèves par mois autant grâce à son inérêt pour cette langue régionale que par sa qualité de professeur et en coanimation avec Anne-Marie Vurpas puis avec Jean-Baptiste Martin tous deux de talentueux linguistes. Chroniqueur au Progrès de 1990 à 1993 avec la rubrique Gognandises ou dans La Croix-Rousse infos de 1986 à 1996 avec la rubrique D'une traboule à l'autre autour de sketches, de pièces de Théâtre pour Guignol, de livres dédiés à la marionnette, à la Société et à son histoire, et au père Craquelin, figure qu'il a crée en 1972 et qui grâce aux saynettes qu'il écrit pour lui, il préserve et transmet le parler lyonnais.

Ceux qui assistent à ses conférences, participent aux sorties d'été ou aux mâchons, savent qu'il est aussi chanteur de talent, un baryton-martin qui rend chacun de ces moments, festifs et détendus. Il interprête le répertoire des fantaisistes du XXe siècle et des chansons lyonnaises et joue aussi dans des opérettes au répertoire fourni. Cette voix teintée d'accent lyonnais, Gérard truchet la met au service de la radio sur les ondes de RCF de 2009 à 2012, racontant divers épisodes de l'histoire de Lyon.

A l'image de ces prédécesseurs, il s'affirme dans une polyvalence remarquable : d'historien il se mue en chroniqueur, de marionnettiste il se transforme en baryton. Son implication dans la préservation et la promotion du patrimoine lyonnais est largement reconnue. Il reçoit en 1997 la médaille de la Croix-Rousse, en 2003 celle de la ville de Lyon, en 2007 il est honoré de la médaille d'or du bénévolat et en février 2012 il est élevé dans l'ordre de chevalier des Palmes académique. Un homme précieux pour notre bonne ville de Lyon.

Jean-Paul TABEY

Jean-Paul Tabey naît à Lyon le 17 janvier 1943. Il consacre sa vie professionnelle à la communauté urbaine où il travaille pendant 35 ans et ses loisirs à l'histoire de la ville et la préservation de ses traditions. Depuis 1969, il fixe sur la pellicule puis sur carte numérique chaque mètre carré de la capitale des Gaules privilégiant les lieux qui bougent et se transforment comme le quartier de la Part-Dieu, le centre d'échange de Lyon  Perrache où les travaux réalisés lors de la création du métro.

Ses études minutieuses grâce à la photographie gardent la mémoire des transformations urbaines et sont un appui sérieux et fondamental pour l'historien. Cette mémoire que Jean-Paul tabey conserve est complétée par des cartes postales et une documentation conséquente constituée de gravures, estampes et autres pièces iconographique. Il met à la disposition du public et des chercheurs son important travail notamment aux archives municipales où il existe un fonds Tabey pour lequel il entreprend un laborieux travail de numérisation et de classement ainsi qu'aux musées Gadagne.

Sa passion pour la matière historique le fait s'impliquer dans le conseil d'administration de la Renaissance du vieux-Lyon de 1970 à 1987, dans la société Rive Gauche du Rhône, mais il s'illustre surtout au sein de la Société des Amis de Lyon et de Guignol dont il devient membre en 1975. Dès 1978, il est membre de son comité et est nommé secrétaire général en 1986, fonction qu'il occupe toujours aux côtés de Gérard Truchet avec lequel il forme un duo incontournable et dynamique. Il est aussi à l'origine de plusieurs expositions qui valorisent Guignol, les traditions et l'histoire de Lyon.

Il se charge du regroupement des archives de la Société, de leur classement, de leur consultation et de leur diffusion. Bien que discret, Jean-Paul Tabey est devenu au fil des ans, une personnalité de la cité et de son histoire partageant avec science, humour, rigueur et une grande générosité ses recherches et sa documentation. Il s'inscrit en digne hériter de ses prédécesseurs adoptant comme eux un pseudonyme, celui de Paul Florent.

La ville de Lyon reconnaissante de son travail considérable lui a octroyé la médaille de la ville en 2012.