Lyonnaiseries

Catégories

  • Recette de bouchons des années 1980

    Vous trouverez sous cette rubrique les recettes de bouchons lyonnais concoctées par les chefs de la décennie des années 1980 

  • Métiers

    La tradition de la soierie lyonnaise

    Le 23 novembe 1466, le roi Louis XI proclame sa volonté "d'introduire l'art et l'ouvrage, de faire des draps d'or et de soie en notre ville de Lyon...", mais la lenteur d'execution de ses ordres fit qu'il créa à Tours la première manufacture française de soierie.

    C'est le 2 septembre 1536 par lettres patentes que François 1er accorde des privilèges aux ouvriers venant besogner et résider à Lyon et en 1540 la corporation des ouvriers "en draps d'or, d'argent et de soye" se constitue. Le roi ordonne que toutes les importations de soie et soieries passent par Lyon.une maison de canut

    En 1660 la Fabrique lyonnaise compte 3019 maîtres ouvrier qui travaillent sur 10 000 métier à tisser "à la grande navette". Les metiers "à la petite navette" pour tisser les rubans sont également nombreux à Lyon et à Saint-Chamond. En 1745 Jacques de Vaucanson crée un métier à tisser qui supprime les tireurs de lacs. Philippe de la Salle devient le plus illustre dessinateur en soirie.

    En 1804 Joseph Marie Jacquard met au point le métier qui porte son nom. C'est une véritable révolution de la technique du tissage.

    L'invention en 1935 du nylon par la firme américaine Du Pont de Nemours va conduire au déclin de la canuserie. Cependant quelques maisons lyonnaises s'attachent encore de nos jours à maintenir la tradition d'autrefois et à tisser la soie et l'or pour la haute couture et les tissus d'ameublement  de prestige tels que ceux employés pour restaurer le Petit Trianon ou le château de Versailles...

    Quelques sites pour en savoir plus et aussi programmer votre visite:

    • Lyon et la soie : les métiers d'autrefois illustrés sur le net. Ce site est très complet tant sur le plan historique que technique.

    • Soierie vivante : association de sauvegarde du patrimoine de la soie à Lyon, Soierie Vivante accueille le public et fait fonctionner devant vous les métiers à tisser qui ont été sauvegardés. Elle assure la conservation des tehniques, des savoir-faire et des documents d'archive. Si vous voulez tout savoir sur le tissage et les métiers Jacquard, visiter leurs ateliers s'impose.
    • La magnanerie de Saillans : située dans la vallée de la Drôme, au sud-est de Valence entre Crest et Die, au coeur d'une plantation de plus de 700 muriers, la Magnanerie de Saillans vous accueille du 1er mai au 30 septembre pour la visite de son élevage de vers à soie. En attendant de vous rencontrer, une petite vidéo "avé l'assent" présente la magnanerie .
    • Le Musée des Tissus et des arts décoratifs de Lyon - Documents d'histoire, sources d'inspiration pour la création contemporaine, les collections sont orientées selon deux grands pôles : l'Orient et l'Occident. Tapisseries coptes, tissus de la Perse sassanide, byzantins et musulmans, tapis d'Asie mineure, retracent l'évolution des civilisations orientales. La genèse de l'Occident se fonde sur les productions de Sicile et des républiques italiennes, bientôt relayées par l'essor artistique français. Les productions lyonnaises occupent une place prépondérante avec les dessinateurs ornemanistes Pillement, Philippe de Lasalle ou Dugourc. Le XIXe siècle est illustré par les commandes impériales et royales, qui ont permis une reprise de l'activité textile lyonnaise. Le savoir-faire lyonnais est enfin confirmé jusqu'au XXe siècle avec des talents tels que Raoul Dufy et Sonia Delaunay. A voir pour l'histoire et le plaisir des yeux !
    • Maison des tresses et lacets : si d'aventure vous vous bambanez dans le Pilat du côté de la Terrasse sur Dorlay pas loin de Saint-Chamond, prenez le temps d'un retour vers le passé au cours d'une petite visite originale à la Maison des tresses et lacets, accessoires complémentaires aux vêtements et tissus d'ameublement.  
  • Festivités

    La vogue

    En francoprovençal, il s'agit du vocable désignant la fête du village ou fête patronale qui s'est étendu aux fêtes des faubourgs et des quartiers. Le concile de Vienne en 1554 avait voulu interdire les divertissements de vogues, mais pour les supprimer il aurait fallu commencer par supprimer les garçons, les filles et les cabaretiers.

    Le dernier soir de la vogue, les garçons et les filles dansaient autour d'un grand feu en chantant: "Le filles n'ant gin de solors; los garçons n'ont gin de liôrds; adiu don la vogua!" C'est à dire les filles n'ont plus de souliers (elles ont trop dansé); les garçons n'ont plus de liards (ils les ont dépensé à force de boire); adieu donc la vogue!"

    la vogue

    Ces fêtes se déroulaient de Pâques à la Toussaint. Dans les autrefois, il n'y avait à Lyon que deux vogues, la vogue des choux à Perrache et la vogue de la Quarantaine. L'adjonction des communes suburbaines en augmenta tout de suite le nombre pour atteindre jusqu'à 207 jours de vogues dans les années trente. Aujourd'hui, il ne subsiste plus que la vogue des marrons qui était la dernière de l'année où l'on peut toujours déguster les marrons chauds et le vin blanc doux nouveau.

    La fête des lumières

    La statue de la Vierge Marie érigée sur la chapelle de la colline de Fourvière, réalisée par le sculpteur Joseph-Hugues Fabisch, devait être inaugurée le 8 septembre 1852, jour de la fête de la Nativité de la Vierge et date anniversaire du vœu des échevins de 1643. Mais une crue de la Saône aurait empêché qu'elle fût prête ce jour-là et que la cérémonie s'effectuât. L'archevêché, en accord avec la commission des laïcs, choisit alors de reporter l'inauguration à la date du 8 décembre fête de l'Immaculée Conception de la Vierge, fête célébrée depuis le IX e siècle.

    Tout est en place pour les festivités : la statue doit être illuminée par des feux de Bengale, on prévoit des feux d'artifices depuis le haut de la colline et des fanfares vont jouer dans les rues. Les notables catholiques lyonnais proposent d'illuminer les façades de leurs maisons comme cela se fait traditionnellement pour les grands évènements (entrées royales, victoires militaires...).

    Mais le 8 décembre au matin, un violent orage s'abat sur Lyon. Le maître des cérémonies décide aussitôt de tout annuler et de reporter les réjouissances nocturnes au dimanche suivant. Puis, finalement, le ciel se dégage, et la population lyonnaise qui avait tant attendu cette cérémonie, d'un geste spontané, illumine ses fenêtres, descend dans les rues. Les Lyonnais chantent des cantiques et crient « Vive Marie ! » jusque tard dans la nuit.

    Depuis 1852, la fête a été reconduite chaque année. La tradition veut que chaque famille lyonnaise conserve désormais avec ses décorations de Noël, son assortiment de verres du 8 décembre, épais et parfois colorés garnis d'une bougie et appelés « lumignons ».

    Depuis 1989, la fête spontanée est accompagnée par des animations proposées par la municipalité et les professionnels du spectacle. Ces animations attirent plusieurs millions de visiteurs chaque année et malgré un attachement de la population lyonnaise à la tradition, les fenêtres pourvues de lumignons demeurent minoritaires aujourd'hui. La fête commerciale a fait de l'ombre à la tradition. En savoir plus sur la prochaine édition ... 

    Le voeu des Echevins

    la peste ravage l’Europe depuis le VIème siècle, Lyon est de nouveau menacée par le fléau en 1643. pour éviter que la ville ne soit décimée, les notables de la ville décident de placer leur cité sous la protection de la Vierge.Ainsi le 8 septembre, une procession composée du prévôt des marchands (l’équivalent de notre maire), de ses 4 échevins (adjoints) et d’une foule de Lyonnais se met en marche vers Fourvière.  

    C’est dans la Chapelle de la Vierge qu’ils font le vœu de monter chaque 8 septembre en procession pour entendre la messe et offrir à l’Archevêque « la quantité de 7 livres de cire en cierges et flambeaux, et un écu d’or au soleil », si leur souhait est exaucé. 

    La bénédiction de Lyon le 8 septembre 2013La Cité ayant été épargnée, la tradition s’est perpétuée, manifestant ainsi l’attachement de tous les Lyonnais à la Vierge qui protège leur ville. 

    La célébration à la basilique de Fourvière a été présidée ce lundi 8 septembre 2014, à 17h, par Monseigneur le cardinal Philippe Barbarin en présence de Gérard Collomb, Sénateur-Maire et des élus qui ont toujours à coeur de maintenir cette tradition qui fait partie de notre patrimoine. Elle a été précédée dès 16h30 d'une table-ronde en direct de Fourvière sur la situation des chrétiens d'Irak .

    Les Pennons de Lyon

    C'est en 1320 après plusieurs révoltes que les lyonnais ont obtenu sous la pression du roi Philippe V dit le Long la signature de la charte dite "Sapaudine" qui leur donna la liberté de gérer Lyon. Les pennons sont l'organisation civique de base de Lyon. Ils servent à organiser la milice bourgeoise, notamment la surveillance des portes. Les milices de chaque pennon sont organisées de manière hiérarchique, avec un pennonier qui a sous ses ordres un quartenier qui dirige lui-même des dizeniers. Ces associations ont également un rôle important lors des fêtes civiques locales, des fêtes nationales (mariage royaux, naissances royales) ou des arrivées de personnages illustres.

    Ils servent à la levée des taxes aux portes, à l'organisation des secours (en cas d'incendie, d'inondation, etc), au recensement de la population, à la surveillance des suspects ... Les pennons disparaissent à la Révolution française.

    Une association d'animation historique, la "Compagnie des Pennons de Lyon", a été créée en 1987 pour faire revivre l'histoire de leur cité. Elle organise notamment la Fête Renaissance de Lyon. L'organisation actuelle est basée sur celle de l'époque Renaissance : il s'agit d'une compagnie militaire dirigée par un Connétable, organisée par quartiers. Il existe aujourd'hui 13 Pennonages représentant soit des quartiers de la Ville de Lyon : - Baraban (3e arr.) - Croix-Rousse (4e arr.) - Ménival (5e arr.) - Tête d'Or (6e arr.) - Guillotière (7e arr.) - Chemin de Vienne (8e arr.) - Laënnec-Transvaal (8e arr.) - Bachut (8e arr.) - Vaise la Grande Claire (9e arr.) soit des métiers : - Albergeurs (hôtelliers-restaurateurs) - Métiers du fer - Métiers du cuir - Garde à cheval. En savoir plus sur la fête des Pennons ...